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2.8.17

maladie de Parkinson en kiné



Les choses changent. Pendant longtemps, la maladie de Parkinson était quelque chose dont la prise en charge était purement neurologique. En 2017 les choses n'ont que peu évolué. Si vous avez déjà consulté le blog, vous avez peut-être lu un article qui explique en quoi la place du médecin généraliste est essentielle. Dans ce billet j'écrivais aussi pourquoi les IDE et AS, non seulement dans leur rôle propre, mais également en tant qu'intervenants auprès du patient, pouvaient agir sur la qualité de la thérapeutique.

Mais il manquait un gros morceau. Ce gros morceau c'est la kiné. Il est gros, parce que même si la conférence de consensus neuro de l'HAS n'en parle pas assez, on a de plus en plus d'arguments pour dire que la prise en charge kiné, n'est pas un simple complément de la prise en charge médicamenteuse, mais un véritable équivalent en terme efficacité. Bref, dans cette pathologie, ne pas proposer au patient une bonne prise en charge kiné, c'est lui enlever la moitié du traitement.

22.8.16

Neuro gériatrie I - Démences et mouvements.



La neurologie s’occupe d’un système dont certaines structures présentent l’inconvénient de refuser avec obstination leur renouvellement. Et pour être exact, les neurones sont les plus têtus dans ce domaine (on oublie les cellules souches endogènes, pour ce qu’elles servent, elles pourraient tout aussi bien se différencier en poils). En neurologie, on s’occupe donc de gériatrie cellulaire, avec chez un individu de 80 ans, des neurones et des axones qui ont le même âge (et même quelques mois de plus si on veut être précis). Les phénomènes qui permettent à ces neurones de s’adapter à leur âge, sont mal connus. Cette méconnaissance a comme principale conséquence, de ne pas permettre aux neuros de faire facilement la part des choses entre ce que l'on nomme parfois le vieillissement physiologique et la pathologie survenant chez un sujet âgé.

Alors il se peut que vous vous disiez que cette question est purement rhétorique, puisque de facto, en cas de troubles neurologiques chez un patient de plus de 80 ans, on va se donner les moyens diagnostiques compatibles avec son pronostic, et les moyens thérapeutiques, quand ils existent, compatibles avec son état général. Dans cette démarche, savoir si une épilepsie est par exemple secondaire à une lésion vasculaire ou une maladie dégénérative, ne change pas grand-chose dans sa prise en charge globale.

Ce billet pourrait donc s'arrêter là.

27.1.16

Syndrome parkinsonien en médecine générale : là où ça se passe !



Voilà un billet sur lequel je bosse depuis longtemps qui est la transcription aussi simple que possible d'un PowerPoint touffu. Je l'utilise dans des EPU destinées aux médecins traitants intitulées : Comment le MG peut faire mieux que le neurologue dans les syndromes Parkinsonien.

Comme ce titre apparaît sur la première diapo (c'est très original), et que juste en dessous il y a mon nom, le réflexe immédiat des gens qui le lisent c'est de se dire : Qffwffq est soit démagogue, soit ironique.

Je vais tenter de vous prouver que ce titre énonce une vérité et qu'à la surprise totale des auteurs du plan parkinson et du plan nation contre les maladies neurodégénératives, c'est bien les médecins traitants qui peuvent apporter le plus d'amélioration fonctionnelles (les seules qui comptent) à ces patients.

29.3.14

La voie Motrice



Votre Cerveau fonctionne comme une usine à téléphone !
Votre cerveau ne sert, pour ses 2/3, qu'à une chose, créer du mouvement – pourquoi tant de ressources pour gérer une seule fonction ? Voici quelques réponses :

Avez-vous remarqué que votre cerveau reçoit énormément d'infos mais qu'il n'a qu'une seule voie de sortie (sauf les télépathes) : la voie motrice (VM) ? La VM comprend toutes les étapes qui vont de l'intention de mouvement jusqu'au contrôle de la qualité du geste effectué.

Je vous propose de commencer par le principe d'organisation de cette voie : le cerveau est tout sauf démocrate : les centres supérieurs commandent les centres inférieurs exécutent servilement.

16.1.14

cas clinique 022013 (numéro toujours pas plus utile qu'avant)



Le premier cas clinique ayant eu du succès, en voici un deuxième, très orienté médecine générale et IDE. Le principe pour ceux qui découvrent est de prendre un cas réel, de vous donner toutes les infos du dossier telles qu'elles sont écrites dans le dossier avec les imprécision ou les donnes manquantes et d'en discuter. La discussion ayant lieu à posteriori, le but n'est pas de critiquer mais de voir ce qui a été bien ou mal fait (une fois qu'on connaît la fin de l’histoire). Réponses aux questions dans une semaine...