dimanche 20 mai 2018

critères SEP 2017, le flou de précision.



Le 18 juin est une date très symbolique. Bien évidemment spontanément tout le monde pense à la date de naissance de Charles Louis Alphonse Laveran, prix Nobel de médecine pour sa découverte du protozoaire du paludisme, mais c'est également la date à laquelle sur ce blog j'avais écrit il y a quatre ans le texte suivant : c'est quand qu'on est malade - une brève histoire de critères SEP.

(notez au passage l'effondrement grammatical depuis les textes de Laveran).

Pour les très curieux ce texte est toujours disponible ici, et reste valable pour décrire l'évolution des critères permettant d'affirmer le diagnostic de SEP, jusqu'en 2014. Pour les non curieux, voici l'introduction de ce texte :
La nature est nulle. Malgré ses millions d'années, elle est incapable de comprendre la médecine. La conséquence de cette ignorance est navrante : chaque année l'humanité forme des milliers de médecins qui se donnent la peine d'apprendre un somme considérable de savoirs, tout ça pour que la nature persiste à faire des malades qui ne sont pas comme dans les bouquins.
Non seulement, elle est nulle, mais elle est incapable de comprendre des choses aussi élémentaires qu'un "début", "une fin", voire même des notions aussi simples que « oui » et « non ». Bref, la nature a un QI de méduse. Les choses ne seraient pas si graves (après tout les méduses sont très heureuses dans leur ignorance crasse), si la stupidité de mère Nature n'avait pas de conséquences sur des gens bien réels.
Ce texte avait pour objectif de faire un point sur la difficulté à définir une maladie avec des critères précis, alors que dans la réalité, je me cite :" il y a un continuum parfaitement linéaire entre le moment ou quelques lymphocytes s'énervent tous seuls dans leur coin, et l'apparition des troubles neurologiques moteurs irréversibles".

Nous sommes quatre ans plus tard, de nouveaux nouveaux critères sont apparus, et je me suis dit qu'il pouvait être utile de refaire un point complet,