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6.2.20

Cannabis, THC et CBD en neurologie.



Depuis 1990 (c'est précis) et l'identification des récepteurs cannabinoïdes dans le cerveau, il n'y pas un jour où le rôle du cannabis thérapeutique pour améliorer la prise en charge d'une des multiples pathologie neurologique n'est pas évoqué. Entre ceux qui estiment que c'est la porte d'entrée dans la toxicomanie universelle, ceux qui pensent que c'est un médicament miracle, ceux qui pensent qu'il y a de l'argent à se faire, ceux qui pensent que c'est le mal et ceux qui pensent que c'est le bien, il devient difficile de savoir où on en est vraiment. Voici donc un résumé des connaissances actuelles, résumé en grande partie issu de l'article : Cannabinoids and the expanded endocannabinoid system in neurological disorders, https://doi.org/10.1038/s41582-019-0284-z publié dans nature review neurology de janvier 2020.

Et puisque vous avez été très nombreux à me le demander, je vais reprendre les vieilles habitudes en vous faisant ce résumé à l'aide de Maryse et Pierre, que j'avais laissé se reposer depuis plusieurs mois.

Mais trêve de bavardage introductif, les lumières s'estompent, les trois coups retentissent, le rideau s'ouvre en silence, et nos deux protagonistes sont sur scène, un matin d'hiver, sur le parvis du QG secret de l'APHP.


20.4.18

Pathologies neurologiques chez les femmes.



Comme dans toutes les spécialité il y a un excès de mythes entre deux camps (excès de chaque côté) : ceux qui pensent que tous les humains sont identiques et ceux qui pensent que pour chaque caractéristique il existe une médecine particulière. En neurologie le débat fait rage depuis deux siècles (ceci est une figure de style car la notion de rage chez les neurologue est très abstraite. Elle ne se manifeste que par des modifications à peine perceptibles de hauteur de sourcils et d'inclinaison de commissures labiales). On va donc essayer de démêler vrai du faux et insister sur les spécificités, lorsqu'elles existent, des certains groupes humains et pour ce premier billet on va se concentrer sur le groupe humain majoritaire en France : les femmes.

29.8.16

Neuro gériatrie II - Accidents vasculaires ischémiques


Ce billet fait partie d'une série consacrée à la gériatrie dont vous pouvez trouver les chapitres précédents ici :

Chapitre I - démence et mouvements.
http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2016/08/neuro-geriatrie-i-demences-et-mouvements.html

Ce chapitre s'intéresse aux AVC.

28.6.16

Rééducation symptomatique des AVC



Il y'a la science, et il y a vous le lundi 16 heures par un temps de chien avec votre patient qui vous dit que tous les traitements que vous lui donnez sont bien sympas, mais ne répondent pas à ses besoins. Il y à vous, et un patient avec un trouble neuro qui prend son traitement avec une observance à faire pâlir d'envie le plus maniaque des attachés de recherche clinique, et qui vous dit que vous êtes nul. Bref il y la brillante réalité médicale de pubmed, et votre réalité toute pourrie qui n'intéresse personne à part vous et votre patient (et comme vous n'êtes ni l'un l'autre dans pubmed, tout le monde s'en tape).

Bref, il y'a la prise en charge optimale, et il y'a les traitements symptomatiques comme ceux que j'ai décrits dans le billet sur le sommeil des déments (http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2014/05/il-ne-dort-pas-le-sommeil-des-dements.html) , ou sur la maladie de Parkinson (http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2016/01/syndrome-parkinsonien-en-medecine.html) . Je vous propose ici (enfin plutôt ci-dessous) de voir quelles prises en charge proposer devant plusieurs situations neurologiques. Comme il est difficile d'utiliser un classement nosologique, je vais utiliser un classement symptomatique en utilisant la terminologie neuro (oui je sais, mais c'est quand même un peu mon job, j'ai toujours du mal à m'en passer). Dans ce billet on va surtout s'intéresser aux suites d'accidents vasculaires cérébraux (le contexte est important car il implique que les dégâts ont eu lieu en une ou plusieurs fois, mais que le processus lésionnel est interrompu, et que la plasticité cérébrale n'est pas compromise).

11.4.15

Aide mémoire première consultation après un AVC



Dans la série des guides en tout genres, voici un document recto verso qui est un mélange entre une fiche pratique, des recommandations savantes et tout un tas d'autres sources pour en faire une sorte de fiche utilisable facilement. FACILEMENT parce qu'au premier abord la quantité de texte peut impressionner, mais il n'y a pas tout à lire dans son usage courant. Comme d'habitude n'hésitez pas à corriger, compléter ou poser des questions.

et pour une fois, voici une version PDF https://drive.google.com/file/d/0B49_alViJazmX0JKSlJSTFVXSUE/view?usp=sharing

25.9.14

Les AVC : CAT hors UNV (ou comment ne pas se laisser impressionner par la mythologie neurovasc)



Quand j'étais externe, je ne posais pas de questions sur le pourquoi des choses. D'abord parce que j'avais passé l'âge des pourquoi, et d'autre part, parce qu'en médecine on apprend rapidement que ça ne sert à rien : « Pourquoi y'a-t-il sept vertèbres cervicales ? ». La réponse était limpide : « Parce que ! ». 

Une fois interne, je me suis dit que j'allais enfin comprendre des trucs : « Pourquoi je ne dois pas mettre de glucosé à la phase aiguë d'un AVC ? ». La réponse était efficace : parce que ça les tue !».

Une fois assistant, j'avais des internes qui me posaient des questions débiles du genre : « Il se passe quoi si je mets de KARDEGIC 75 à la place du 160 ? ». Ce à quoi la réponse évidente était « parce ce qu'ils vont exploser dans d'atroces souffrances en maculant les murs de sang ce qui va nous exposer à des représailles sanglantes de la part des ASH alors ferme-là et met du 160 ».

Maintenant qui suis PH, je suis nettement moins exposé aux risques de représailles de la part des ASH, ce qui me permet de me reposer des questions ! Et là, ça devient marrant.

Voici donc un billet pour vous montrer que certaines choses qu'on vous assène comme les dix commandements du haut d'une montagne avec des éclairs à l'arrière-plan et une tempête majeure sous une lumière blafarde et rougissante (oui, les deux) de fin du monde, sont parfois très relative...

6.1.14

cas clinique 012013 (numéro inutile qui donne du sérieux)

- I've got something to say -




Ce cas clinique répond à une demande qui m'a été faite à plusieurs reprises de "neurologie appliquée". L'idée est de partir de cas réels (certifiés 100% pur jus, sans additifs ni conservateurs) et de commenter la prise en charge, voir ce qui a été bien fait, moins bien fait, voir raté selon les données de 2013. Comme vous le verrez l’objectif n'est ni de juger ni de dénoncer mais de discuter. Et surtout vous verrez que certaines recommandations sont contradictoires, ce qui pimente toujours la prise en charge.

NOTE IMPORTANTE : Ce cas est décrit tel qu'écrit dans le dossier, avec les mots d’origine. C'est important, car comme me l'a fait remarquer @minuit08 (regardez son commentaire), la sémio est partiellement fausse. Cela me permet (opportunisme éhonté, de vous conseiller de lire le partie "mots de la neurologie" ici : http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2013/12/lexamen-les-mots-pour-le-pourquoi-faire.html)


3.12.13

Les stats simples pour comprendre ce que l'on oublie de vous dire

- We've got to get out of this trap... Before this decadence saps our wills -


Vous en êtes friand alors commençons par une analogie débile : le rasoir 15 lames. Avant j'avais un rasoir 14 lames, mais la pub m'a convaincu d'investir dans un rasoir 15 lames.

D'une part parce qu'avec son manche en plastique noir rehaussé de peinture métallisée il est beaucoup plus beau que l'ancien, et d'autre part parce qu'avec  ses 15 lames il coupe vachement mieux les poils.

En plus il laisse la peau douce, ce qui est très agréable lorsque je dois, comme le préconise la pub, me coller un coup de poing dans la mandibule en souriant.

Comparons donc le 15 lames au 14 lames.