jeudi 31 août 2017

Sens and Sensibilty sont de faux amis.




Pour des raisons qui m'échappent, le fonctionnement des récepteurs sensitifs cutanés n'est presque pas enseigné, que ce soit au cours des premières années de médecine ou au cours du D.E.S. de neurologie. C'est dommage parce que d'une part c'est intéressant (oui d'accord il y a plein de choses intéressantes que l'on n'apprend pas pour autant), mais en plus c'est utile au quotidien (si je vous assure). Du coup voilà un texte relativement bref pour vous faire découvrir ce monde.


mercredi 16 août 2017

Marchands de peurs


Pas mal de gens me l'ayant demandé (merci) voilà la retranscription d'une série de tweets sur les marchands de peurs publiés le 4/8.

Tiens comme ça parce qu'une patiente m'en parle : "est-ce que c'est vrai tout ce qu'on dit ?".

C'est une patiente qui va avoir une ponction lombaire. Elle a peur et c'est normal car l'examen a une sale réputation. Elle est aussi allée voir sur internet et elle est presque tombée dans les pommes en lisant les témoignages de Doctissimo and co. Elle m'a même donné des exemples concrets de gens qui connaissent des gens chez qui ça a été une boucherie sans nom.


samedi 12 août 2017

Démence à corps de Lewy


C'est le dernier des trois articles consacrés aux démences liées aux protéinopathies, si on en compte pas l'article bonus sur les démences vasculaires. Les démences à corps de Lewy sont à la mode. Il n'y a aucune logique à ça si ce n'est qu'une de leurs caractéristiques, les hallucinations précoces, marque suffisamment les esprits pour que ce type de démence soit facilement évoquée.


Démences de type frontales



Ce deuxième article consacré aux démences liées aux protéinopathies est le plus long parce que, par habitude, on a classé dans "démences frontales" un peu tout et n'importe quoi. Je vais donc prendre un peu plus de temps pour ranger les choses dans le bon ordre, et vous allez voir que c'est assez logique.

Démences de type Alzheimer



Pour bien comprendre, vous allez oublier momentanément le terme "mémoire". C'est à cause de ce mot que les démences de type Alzheimer sont mal diagnostiquées. Les démences de type Alzheimer ne sont pas uniquement synonyme de perte de mémoire et les pertes de de mémoire peuvent se voir dans d'autres démences. 

Démences par proteinopathies



Après l'article consacré à l'historique de la révision complète de la définition et de la classification des démences (ici) et des pathologies du mouvements, je vous propose trois articles brefs (sans compter celui-ci, qui est une sorte d'introduction) pour avoir les idées claires sur les démences. On va voir en détails ce qui est utile, ce qui l'est moins, et ce qui ne l'est pas du tout pour l'instant, pour comprendre la maladie d'Alzheimer, les démences fronto temporales et les démences à corps de Lewy.

jeudi 3 août 2017

Evaluer le risque de récidive en cas d'arrêt d'un traitement antiépiléptique



Parfois on tombe sur un article hors normes en terme de qualité et d'utilité, qui a nécessité un travail que peu de gens ont été capables de faire, qui va changer la prise en charge des patients dans la vie réelle, et qui se résume à deux scores (en bonus vous trouverez ici quelque chose pour les calculer de façon assez simple).


mercredi 2 août 2017

maladie de Parkinson en kiné



Les choses changent. Pendant longtemps, la maladie de Parkinson était quelque chose dont la prise en charge était purement neurologique. En 2017 les choses n'ont que peu évolué. Si vous avez déjà consulté le blog, vous avez peut-être lu un article qui explique en quoi la place du médecin généraliste est essentielle. Dans ce billet j'écrivais aussi pourquoi les IDE et AS, non seulement dans leur rôle propre, mais également en tant qu'intervenants auprès du patient, pouvaient agir sur la qualité de la thérapeutique.

Mais il manquait un gros morceau. Ce gros morceau c'est la kiné. Il est gros, parce que même si la conférence de consensus neuro de l'HAS n'en parle pas assez, on a de plus en plus d'arguments pour dire que la prise en charge kiné, n'est pas un simple complément de la prise en charge médicamenteuse, mais un véritable équivalent en terme efficacité. Bref, dans cette pathologie, ne pas proposer au patient une bonne prise en charge kiné, c'est lui enlever la moitié du traitement.