samedi 27 juillet 2019

Pharmacologie des Antipsychotiques - version du potard.

Après un article intitulé : "Pharmacologie des Antipsychotiques", @PotardDechaine a pris le temps d'en rédiger un autre (avec une rapidité déconcertante ! Il est bluffant) qui donne une version pharma sur ce sujet. La voici ci dessous. Un très grand merci à lui. 



Le point de vue du Potard. 

Il est vendredi, vous être seul dans votre officine et vous vous préparez à passer un agréable week-end avec votre mari / femme, amant(e), famille ou autres quand soudain, un patient entre dans votre pharmacie et vous tend le document fatidique … Vous vous trouvez devant une ordonnance de neuroleptique prescrite par @qffwffq !!! Que faire ? En supposant que vous n’avez ni un abonnement à Prescrire, ni le temps de réviser votre cours de neuropharmacologie de 4ème année et que vous avez balancé la classification de Delay et Denicker  ; quelles sont les questions qui doivent vous venir à l’esprit du point du vue du pharmacien ? 





vendredi 26 juillet 2019

Pharmacologie de Antipsychotiques

Certaines classes thérapeutiques sont utilisées de façon très paradoxale : tout le monde les connait, tout le monde les utilise, mais cette familiarité entraîne paradoxalement un oubli de ce qu'elles sont vraiment, avec comme conséquence un emploi incantatoire où un nom de molécule est associé à une posologie sans que cela n'engage la cognition. Les antipsychotiques sont un des archétypes de cette utilisation incantatoire. La phrase sans verbe : "dix gouttes de Tercian" est par exemple parfois prononcée de façon réflexe en cas d'agitation, un peu comme "frite coca" quand on commande un burger. Du coup, je vous propose de revoir tranquillement quelques bases.

Pré Scriptum : @PotardDechaine en a rédigé une version plus axée pharma ici



samedi 4 mai 2019

Traitements de la migraine - MAJ 2019 - partie 2




Dans le précédent article (lien ici) on a survolé les mécanismes de la migraine. C'était un peu long mais nécessaire parce que vous allez voir qu'en raison de leur diversité et de leur complexité apparente (en réalité les choses ne sont pas si compliquées), les traitements anti migraineux sont incompréhensibles sans ces quelques bases.

Un autre point important qu'il faut toujours garder en tête quand on discute des traitements anti migraineux, c'est l’inadéquation entre les données issues de la pharmacologie et des essais thérapeutiques, les recommandations officielles ou des sociétés savantes, et les autorisations de mise sur le marché (les AMM).

En neurologie, la migraine est une des pathologies où ces trois éléments se recoupent le moins, ce qui place les prescripteurs en difficulté et complique la vie des patientes.

Vous allez voir qu'il existe des médicaments recommandés mais inefficaces, d'autres non recommandés, pas efficaces mais qui ont l'AMM, d'autres qui sont recommandés, efficaces, mais sans AMM, ou encore des médicaments avec des AMM plus restrictives en France que partout ailleurs bien que plus efficaces que d'autres.

Enfin, vous allez voir que le sujet n’intéresse pas du tout nos autorités de santé puisque les recommandations françaises les plus récentes (et donc officiellement toujours en vigueur) datent de 2001-2002 (c'est à dire une époque où on pouvait encore payer en francs).


mercredi 24 avril 2019

Mécanisme de la migraine (et rôle de la CGRP) - MAJ 2019 - partie 1




Vous ne le savez sans doute pas encore, mais dans quelques mois, nous allons être inondés par une nouvelle classe thérapeutique d'anti-migraineux : les anti-GRP. Pour vous préparer au choc, je vous propose une mise à jour sur la migraine en tant que maladie, et un début de présentation de ces nouvelles molécules.

Evidemment cet article est aussi une mise à jour de celui, plus ancien, concernant les traitement anti migraineux et que vous pouvez lire ici.

Mais commençons par le commencement : que comprend-t-on de la migraine en 2019 ?

La réponse est simple : plus de choses qu'il y a dix ans mais avec encore de grandes inconnues. Je vais détailler parce que ça va vous aider à comprendre le rôle des nouveaux traitements et le repositionnement des plus anciens.

Je vais également essayer de ne pas vous perdre, mais pour cela il vous faudra accepter certaines affirmations par moment (du moins jusqu'à la fin de l'explication).

dimanche 3 février 2019

Jeux vidéo et cognition



On va causer des jeux vidéo et de la cognition.

Si vous avez déjà lu des textes sur ce blog, vous remarquerez que cette introduction est anormalement courte. On va donc l'étoffer un peu. 

Je ne sais pas comment traiter correctement ce sujet. En soi il est tellement vaste, qu'il me faudrait un blog entier pour en parler, et à la vitesse à laquelle la recherche avance dans ce domaine, il me faudrait une veille importante pour essayer de suivre ce flots de nouvelles informations. 

Du coup, je vous propose une approche un peu différente, en restant dans la lignée de ce que j'ai déjà publié ici, c’est-à-dire présenter des notions très basiques, puis regarder comment on peut les associer pour comprendre des notions plus complexes. 

samedi 8 septembre 2018

De sel, du riz et de la neurologie.

Discutons un peu (texte très court) du sel de table dans les troubles neurologiques et accessoirement de quelques méthodes pou en contrôler les apports chez tout le monde. 

jeudi 9 août 2018

Freud, la neurologie, la psychiatrie et la psychanalyse.

Ce billet est la transcription d'un thread publié sur le compte twitter de @LaNeurologie


On parle beaucoup de Sigmund Freud en ce mois d'aout 2018. Si il est impossible de résumer en quelques phrases l'ensemble de sa pensée, il reste possible d'expliquer en quoi elle est à la fois révolutionnaire et dépassée.

vendredi 15 juin 2018

1920 - 1995 les anticoagulants anti vitamine K



Rose (pour des raisons évidentes de respect de l'anonymat, le prénom a été change) est bien. Nous sommes en 1927 dans les plaines herbeuses du Wisconsin. Le temps est chaud et humide, mais elle a trouvé un coin ombragé pour se reposer un peu à l'écart de ses cousines. Rose mâchonne un brin de mélilot. Elle aime bien le parfum sucré des fleurs, et le goût un peu amère des tiges. C'est le premier jour de beau temps depuis un mois. Le champ de foin dans lequel elle se trouve a une odeur d'herbe coupée prononcée bien qu'aucune tondeuse n'y soit passée. La raison de cette odeur est l'humidité qui a favorisé le développement d'une fine moisissure sur le mélilot blanc que Rose mâchouille. Alors qu'elle somnole, Rose ressent un vertige. Son cœur s'accélère et elle crache du sang. Elle essaye de se relever mais elle n'en n'a pas la force. Rose meurt soudain sous le regard impassible de ses cousines qui se contentent de remuer leur queue pour chasser les mouches. Comme vous l'avez deviné, Rose est une vache, et sans le savoir, elle vient d'enclencher une cascade d’événements qui vont bouleverser la pharmacopée humaine.

dimanche 20 mai 2018

critères SEP 2017, le flou de précision.



Le 18 juin est une date très symbolique. Bien évidemment spontanément tout le monde pense à la date de naissance de Charles Louis Alphonse Laveran, prix Nobel de médecine pour sa découverte du protozoaire du paludisme, mais c'est également la date à laquelle sur ce blog j'avais écrit il y a quatre ans le texte suivant : c'est quand qu'on est malade - une brève histoire de critères SEP.

(notez au passage l'effondrement grammatical depuis les textes de Laveran).

Pour les très curieux ce texte est toujours disponible ici, et reste valable pour décrire l'évolution des critères permettant d'affirmer le diagnostic de SEP, jusqu'en 2014. Pour les non curieux, voici l'introduction de ce texte :
La nature est nulle. Malgré ses millions d'années, elle est incapable de comprendre la médecine. La conséquence de cette ignorance est navrante : chaque année l'humanité forme des milliers de médecins qui se donnent la peine d'apprendre un somme considérable de savoirs, tout ça pour que la nature persiste à faire des malades qui ne sont pas comme dans les bouquins.
Non seulement, elle est nulle, mais elle est incapable de comprendre des choses aussi élémentaires qu'un "début", "une fin", voire même des notions aussi simples que « oui » et « non ». Bref, la nature a un QI de méduse. Les choses ne seraient pas si graves (après tout les méduses sont très heureuses dans leur ignorance crasse), si la stupidité de mère Nature n'avait pas de conséquences sur des gens bien réels.
Ce texte avait pour objectif de faire un point sur la difficulté à définir une maladie avec des critères précis, alors que dans la réalité, je me cite :" il y a un continuum parfaitement linéaire entre le moment ou quelques lymphocytes s'énervent tous seuls dans leur coin, et l'apparition des troubles neurologiques moteurs irréversibles".

Nous sommes quatre ans plus tard, de nouveaux nouveaux critères sont apparus, et je me suis dit qu'il pouvait être utile de refaire un point complet, 

dimanche 22 avril 2018

La neuro et ceux qui veulent l'instrumentaliser.



Pas mal de gens, pour donner du crédit à leur propos, font appel à des données scientifiques, en en modifiant parfois le sens de ces données, lorsqu'ils veulent vraiment avoir raison. C'est de bonne guerre. Après tout c'est le fondement même du débat que s'appuyer sur des faits que l'adversaire aura du mal à contester. En raison de ma formation je suis plus sensible aux usages faits des données issues des recherches en neurosciences. C'est très pratique les neurosciences. C'est à la fois quelque chose qui parle à tous (tout le monde fait l'expérience de la pensée par exemple) et c'est à la fois suffisamment mystérieux et complexe pour être réutilisé à toutes les sauces.

J'ai souvent utilisé quelques données de neurophysiologie de base pour illustrer mes billets de blog. Pour les rendre plus clairs j'ai intentionnellement anthropomorphisé certains éléments (je vous laisse découvrir les billets sur les méduses, sur la sensibilité ou la motricité si vous le souhaitez).

Jusqu'à présent je n'avais pas jugé intéressant de regrouper ces quelques briques de réflexion de base. Mais ça c'était avant. Depuis plusieurs mois, il y une recrudescence sur les réseaux sociaux et dans les médias de propos pseudo scientifiques qui instrumentalisent la neurobiologie ou la neuropsychologie.

Du coup, tout en continuant à anthropomorphiser certains éléments, je vous propose de revoir quelques éléments de base. Et comme il serait un peu aride de les présenter tels quels, on va voir si on peut, ou pas, s'en servir pour décrire nos réactions face à une idée nouvelle.

vendredi 20 avril 2018

Pathologies neurologiques chez les femmes.



Comme dans toutes les spécialité il y a un excès de mythes entre deux camps (excès de chaque côté) : ceux qui pensent que tous les humains sont identiques et ceux qui pensent que pour chaque caractéristique il existe une médecine particulière. En neurologie le débat fait rage depuis deux siècles (ceci est une figure de style car la notion de rage chez les neurologue est très abstraite. Elle ne se manifeste que par des modifications à peine perceptibles de hauteur de sourcils et d'inclinaison de commissures labiales). On va donc essayer de démêler vrai du faux et insister sur les spécificités, lorsqu'elles existent, des certains groupes humains et pour ce premier billet on va se concentrer sur le groupe humain majoritaire en France : les femmes.

mardi 17 avril 2018

Quelques notions de responsabilité des professionnels de santé



Tout le monde connaît (ou devrait connaître) la phrase : les soins doivent être attentifs, consciencieux et conformes aux données acquises de la science. Mais savez-vous d'où vient cette phrase ?

On va en discuter, et surtout voir comment cette phrase structure encore le notion de responsabilité des professionnelles de santé. Et on va aussi casser un peu quelques mythes sur le devoir d'information ou sur l'obligation de faire des staffs toutes les trois minutes avant chaque décision.

Bon bref, on va synthétiser une synthèse de la Cour de cassation oO

mercredi 7 mars 2018

Équilibre, vertige et neuro-ORL



Je ne sais si vous connaissez le jeu de rôle Donjons et Dragons. Ne dites pas non, tout le monde connaît ce jeu ne serait-ce que de nom. Il en existe de nombreuses versions (dites un nombre au hasard entre beaucoup et vraiment beaucoup et vous ne serez pas loin du compte).

Dans de nombreuses versions, si vous souhaitez jouer un personnage (c'est un peu le principe du jeu de rôle) qui est magicien, vous devez vous coltiner une règle totalement contre intuitive : les magiciens ne connaissent aucun sortilège. Rien. Même pas un peu. Genre même pas un tour de passe passe avec des cartes.

Pour être précis, les magiciens collectent lors de leurs aventures des sortilèges qu'ils écrivent dans un livre. Quand ils veulent lancer un sort, ils doivent lire leur livre et mémoriser le sort, ce qui dans le jeu est décompté en termes de temps. Bref, ils révisent leurs sorts. Jusque-là ce n'est pas très désarçonnant, mais la suite l'est plus : une fois qu'ils ont lancé leur sort, ils l'oublient. Totalement. Même si c'est le même sort tout pourri qui ne sert à rien à part allumer l'équivalent d'une LED d'un jouet pour enfant au bout de leur bâton…même s'ils l'ont déjà fait des milliers de fois… ils l'oublient. Et s'ils souhaitent le relancer, ils sont à nouveau contraints de le réviser. Re bref, ça paraît complétement absurde et irréaliste même dans un univers de jeu qui par bien des aspects est absurde et irréaliste.

Et puis…

Et puis un jour on ne sait pas pourquoi, on est un gentil étudiant en médecine, ou un interne en médecine, ou un assistant chef de clinique en neurologie, ou un praticien hospitalier en neurologie, voir un professeur de neurologie et….

On doit prendre en charge un problème de neuro ophtalmologie ou de neuro ORL. Et là on est comme les magiciens décrits dans l'intro : on a beau avoir bossé les cours et l'anatomie des centaines de fois, on est incapable de faire quoi que ce soit à part compulser avec frénésie les bouquins de neuroanatomie. C'est une espèce de malédiction, le cerveau humain n'est pas capable de retenir sa propre anatomie quand il s'agit d'ORL ou d'ophtalmo.

vendredi 23 février 2018

Choisir un antidépresseur en 2018.



Choisir un antidépresseur s'apparente parfois à la sensation qu'on a lorsqu'on pioche une carte "chance" au Monopoly : on ne sait pas sur quoi on va tomber, et bien souvent ce n’est pas le bon choix. Il existe des protocoles multiples, des habitudes multiples, des légendes urbaines multiples, et une certaine forme d'intox de la part de labo et de savantes multiples (au passage cela m'a permis de placer le mot multiple de multiples fois).

Pour ajouter à la confusion, j'avais prévu depuis quelque temps d'écrire un truc là-dessus (parce que moi aussi j’arrive à être flou). L'énorme étude publiée dans le Lancet ( https://doi.org/10.1016/S0140-6736(18)30423-9b en libre accès) le 22 février 2018 m'a poussé à passer à l'acte (tout ça pour ne pas vous laisser croire que je suis capable d'écrire un truc comme ce qui suit en quelques minutes).

jeudi 22 février 2018

maladies du spectre IgG4


En regardant les commentaires généraux du blog, j'ai découvert les messages de X et de X' (désolé pour le ') qui se plaignent (en se roulant par terre) et me font remarquer que ça fait pas mal de temps que je n'ai rien écrit de réellement compliqué et inutile. Face à un tel défi, voici un billet qui devrait régaler les masochistes les plus exigeants.

On va donc parler des maladies du spectre IgG4 ou IgG4-RD, qui n'ont, comme on le verra, rien à voir avec les maladies à IgG4 (dont vous n'avez pas plus entendu parler), qui sont rares mais en fait probablement très fréquentes, et qui donnent des troubles neurologiques, mais surtout endoc, gastro, ophtalmo, vasculaire et… la liste longue.

Vous vouliez du hardcore, vous allez en avoir.


dimanche 28 janvier 2018

Que ceux qui se considèrent comme bons se jettent la première pierre.


Cette phrase est extraite de 1984 de Georges Orwell :
« Le Parti pouvait mettre à nu les plus petits détails de tout ce que l’on avait dit ou pensé, mais les profondeurs de votre cœur, dont les mouvements étaient mystérieux, même pour vous, demeuraient inviolables ».
Si vous avez lu 1984 vous savez qu’en réalité le parti et BigBrother peuvent également mettre à nu les profondeurs des cœurs. Ils peuvent créer artificiellement la culpabilité puis la réprimer, le tout pour renforcer le contrôle social.

Contrairement aux apparences, 1984 est un livre très complexe, avec une réflexion poussée sur le langage comme rédacteur de conscience. Même sur le ton badin de la plaisanterie, le langage forge la pensée des individus et peut leur implanter des censeurs cognitifs.

Diagrammes de Venn



Tout peut se représenter avec un diagramme de Venn

mais ce n'est pas nécessairement plus facile à comprendre

vendredi 26 janvier 2018

financement des hôpitaux : quand c'est pas vous le client.



Nous sommes en janvier, et tout comme les onze autres mois de l'année, toutes les années, on entend un peu tout et n'importe quoi sur le financement des hôpitaux. Notez bien que ce tout et ce n'importe quoi vont de mon oncle qui prononce en boucle la phrase :"j'y ai droit je paye", aux politiques de tous bords qui promettent plus et mieux pour moins cher, surtout quand ils ne sont pas au pouvoir. Entre ces deux bornes de bon sens bien de chez nous, on a aussi des gens qui s'indignent parce que les hôpitaux "mettent les gens à la porte", ou parce qu'ils "se font du blé sur le dos des plus pauvres", ou encore parce que "quand on voit ce qu'on paye et qu'on voit ce qu'on a, et bien je suis sûr que c'est géré n'importe comme ma pov'Lucette". Du coup, pour ceux qui veulent sortir des clichés (ce qui exclut d'emblée mon oncle, les homme politiques, et leur militants fanatisés), voilà quelques éléments de compréhension.

vendredi 19 janvier 2018

Apprendre grâce à un tapis IKEA sur pattes



En médecine il y a ce que l'on apprend dans les livres, ce que l'on apprend dans les cours, les staffs, les réunions, les congrès, ce que l'on apprend pour rien pour l'examen classant national, ce que l'on apprend de la réalité, ce que l'on apprend de ses succès, ce que l'on apprend de ses erreurs… et il y a autre chose. Il y a ce que l'on apprend d'un implicite explicite. Quelque chose qui n'est jamais dit, mais qu'il n'est même pas envisageable de ne pas savoir. Les anglais classent ça dans le black cursus. En français c'est ce que l'on dit apprendre par le compagnonnage avec nos chefs. Voilà ce que moi, externe j'ai, appris avec une professeur de chirurgie digestive, et comment ce savoir m'est encore utile des années plus tard.

Syndrome de Hamelin





En neurologie il y a des modes. Et les modes passent. Et parfois on retrouve par hasard des noms de syndromes oubliés. Le syndrome de Hamelin en est un. Vous le ne trouverez pas sur PubMed, seuls les vieux neurologues l'utilisaient. Mais comme la réalité que ce syndrome décrit n'a pas disparu, je profite de ce petit article pour essayer de le réhabiliter.