30.1.15

Tâche aveugle.



Trois cas, trois histoires, une expérimentation et pas beaucoup de persuasion.

21.1.15

fiche therapeutique DABIGATRAN




Comme tous les services hospitaliers de France de l'univers, deux ou trois fois par an les gens se disent que ce qui nous manque vraiment , c'est des fiches pour.... ça n'a aucune importance, il faut des FICHES, pleins, plus, partout.

Notre dernière crise de fichophilie date de la fin de l'année dernière. Et comme cette fois-ci c'est tombé sur moi, je me suis tapé la rédaction d'une fiche à l'usage des prescripteurs sur le DABIGATRAN. Pourquoi lui ? Parce que son utilisation fait débat entre ceux qui parmi nous le classent quelque part entre la fraise tralala et les dragimus, et ceux, qui le manient en tenue NRBC.


16.1.15

cas clinique 012014 - mais quand on sait pas on sait.




Les trucs rares ne sont rares que si on ne les cherche pas… le piège étant d’en voir partout par la suite de peur d’un rater un… la solution étant de savoir que ça existe et se donner les moyens de savoir de les reconnaître.

Après cette phrase qu’un chancelier d’un empire galactique imaginaire sachant manier le sabre laser aurait pu dire devant un sénat médusé, je vais essayer d’être plus clair avec un cas clinique un peu commenté.

15.1.15

CAT rapide : syndrome des jambes sans repos (SJSR)



Le nom à lui seul semble tout droit sorti d’une version médicale de Walking Dead. Le syndrome des jambes sans repos a pour lui un intitulé qui fait travailler l’imagination : est-ce que ça provoque des pulsions de marathonien ? Va-t-on s’arrêter à temps face à un mur qui approche ? Si ça touche les mains est-ce que ça compte ? Investir dans une roue de hamster à taille humaine reliée à une dynamo pour avoir de l’électricité gratuite, est-ce une option à envisager sérieusement pour ne pas être totalement perdant ? 

Pour ne pas répondre à toutes ces questions, voici quelques trucs à savoir.




3.1.15

IRM III Diffusion Flair ADC et des trucs rigolos.



Je vous propose ci-dessous la suite de l’exploration des images IRM pour les non radiologues avec pour seul but de vous familiariser avec des termes ésotériques que vous pouvez voir dans les comptes rendus, en vous demandant pourquoi le radiologue vous parle mal. 

On va voir le FLAIR, la diffusion, la cartographie de restriction ADC, le tenseur de diffusion et de la tractographie. Prenez un coca, il vous faudra au moins ça.




19.12.14

Guide de prescription des BZD





Le choix d’une benzodiazépine (BZD) est compliqué du fait de la multiplicité des molécules, de la multiplicité des indications, et des classifications parfois complexes. Notion importante, TOUTES les molécules de cette classe ont des effets anxiolytiques, hypnotique, anticonvulsivants, myorelaxant et amnésiant. La distinction entre molécules pour lesquelles certains effets prédominent est très relative, voir fausse. Pour compliquer le choix, certaines molécules ne sont pas des BZD mais en partagent suffisamment les propriétés pour y être assimilées. C’est un piège car ses molécules ont leur propres effets secondaires, et leur utilisation comme BZD est source de iatrogénie fréquente.

Ce tableau vous donne des informations de pharmacocinétique source : dictionnaire Vidal 2014), Il devrait vous aider dans vos choix.

17.12.14

L’épilepsie II - Prise en charge d’une première crise d’épilepsie de l’adulte RECOS HAS/SFN 2015




Contre toute attente, la société française de neuro, dont la plupart des neuros ont oublié l’existence tant son activité se limite à organiser des visites de groupes de l’amphithéâtre Charcot de la Salpetrière, va publier en 2015, sous le contrôle de l’HAS, des recommandations sur la prise en charge d’une première crise de l’épilepsie de l’adulte. Je vous laisse le soin de lire la version longue de 300 et quelque page, ainsi que la version courte de 21 pages, et vous propose les points qui me paraissent essentiels (les citations sont en rouge pour vous faciliter la lecture).



25.11.14

La neuro du Rocky Horror Picture Show






Certains PowerPoint commencent par un enchaînement de circonstances improbables. Il y a quelque temps on m’a demandé de faire un topo (que finalement je n’ai jamais fait faute de temps), sur les stéréotypes de pathologies neurologiques ou psychiatriques à travers des personnages de fiction. L’idée était que pour mémoriser les syndromes, il était plus facile d’avoir une image, même caricaturale, qu’un discours ; un moyen mnémotechnique visuel en quelque sorte.

De façon totalement indépendante, je suis un patient qui est parkinsonien et qui a un fils épileptique. Les deux sont pleins d’humour, vont très bien avec leur traitement, et en ont ras le bol d’être regardés avec compassion par leur entourage. Ils m’ont demandé s’il existait un livre où un film, dont les héros, tout en étant malades, pouvaient avoir à la fois un rôle positif et humoristique. Pour tout vous dire, je n’en connais pas.

Troisième élément de ce concours de circonstances, en discutant un jour du Rocky Horror Picture Show (RHPS), film dont je suis fan et qui est quelque chose de si improbable qu’il est difficile de le résumer, un pote m’a demandé de quoi les personnages entaient atteints, et qu’est-ce que je ferais si je les voyais en consultation.

23.11.14

Et si c’était une maladie ?



Le billet du jour est la transcription d’un PowerPoint que j’avais fait dans un esprit différent. Le sujet initial était compliqué : quelles conséquences de la méconnaissance des syndromes neurologiques rares (je vous donne la réponse immédiatement, aucunes, puisque ça se soigne encore moins que le reste…). Vous imaginez bien qu’une question aussi tordue n’a pu germer que dans l’esprit malade d’un interniste, mais, et ça là que ça devient un peu plus intéressant, il existe un certain nombre de situations cliniques où vous pouvez voir des patients en consultation avec à l’évidence un truc qui ne va pas, sans pouvoir le nommer, et sans que les surspécialistes les plus chevronnées ne vous aident. En voici une petite sélection :



12.11.14

Et si nous discutions de la mémoire comme des piliers de bar ?



Aujourd’hui, je vous propose un truc nouveau : un article sans aucune référence scientifique. Rien, même pas un petit « 1 » sournoisement caché entre deux parenthèses protectrices. Un article sur un sujet qui fait débat et qui, lorsqu'on tape son titre dans pubmed sans filtre, donne 10535 références, dont 980 pour la seule année 2014 (chiffres valable au 12/11/2014). Bref un article sur les mécanismes de la mémoire.

22.10.14

Les voies auditives




Aujourd’hui, Maryse et Pierre vont nous parler du son, de la musique, de cerveau auditif, de choses qui en général dépassent totalement les neurologues, que ce soit ceux de l’école de Maryse, parce que la musique ça donne des maux de tête, ou ceux de l’école de Pierre, parce qu’il n’y a rien à thrombolyser. Pour cette discussion à bâtons rompus (à force de se taper dessus avec), Maryse et Pierre vont partir d’un livre intitulé modestement « Neruoscience », rédigé par Purves and co, publié chez sinauer, et plus particulièrement du chapitre 13, page 313-342, intitulé « The Auditory System ».

15.10.14

6.10.14

Quand ce n'est pas la faute du coupable



L’histoire ci-dessous s’est passée dans un hôpital ultra périphérique (UP). Si je la raconte c’est qu’ils ont eu le courage d’en faire une réunion de morbi-mortalité (RMM) et d’en discuter. Elle aurait pu se produire chez nous ou dans un très gros CHU, mais là en général tout le monde s’en tape dans la mesure où comme vous le verrez il n’y a ni mort d’homme, ni perte pour l’hôpital (bien au contraire).

25.9.14

Les AVC : CAT hors UNV (ou comment ne pas se laisser impressionner par la mythologie neurovasc)



Quand j'étais externe, je ne posais pas de questions sur le pourquoi des choses. D'abord parce que j'avais passé l'âge des pourquoi, et d'autre part, parce qu'en médecine on apprend rapidement que ça ne sert à rien : « Pourquoi y'a-t-il sept vertèbres cervicales ? ». La réponse était limpide : « Parce que ! ». 

Une fois interne, je me suis dit que j'allais enfin comprendre des trucs : « Pourquoi je ne dois pas mettre de glucosé à la phase aiguë d'un AVC ? ». La réponse était efficace : parce que ça les tue !».

Une fois assistant, j'avais des internes qui me posaient des questions débiles du genre : « Il se passe quoi si je mets de KARDEGIC 75 à la place du 160 ? ». Ce à quoi la réponse évidente était « parce ce qu'ils vont exploser dans d'atroces souffrances en maculant les murs de sang ce qui va nous exposer à des représailles sanglantes de la part des ASH alors ferme-là et met du 160 ».

Maintenant qui suis PH, je suis nettement moins exposé aux risques de représailles de la part des ASH, ce qui me permet de me reposer des questions ! Et là, ça devient marrant.

Voici donc un billet pour vous montrer que certaines choses qu'on vous assène comme les dix commandements du haut d'une montagne avec des éclairs à l'arrière-plan et une tempête majeure sous une lumière blafarde et rougissante (oui, les deux) de fin du monde, sont parfois très relative...

3.9.14

OSS Pique et Touche



Un des intérêts de conserver de vieilles revues, est de comparer l’évolution des sciences et des usages à travers le temps. Cette phrases étant un tantinet généraliste, je vais être plus concret : lire une revue de neuro publiée il y a exactement 50 ans permet non seulement de voir comment la science a évolué (ou pas), mais également de voir comment les esprits ont évolué (vous n’allez pas être déçus).

25.8.14

douleurs neuropathiques

- Cards for sorrow, cards for pain -



Vous l’avez exigé, voici le retour de Pierre et Maryse dans une nouvelle lecture critique d’article (Allodynia and hyperalgesia in neuropahtic pain : clinical manofestations and mechanisms – Lancet neurology 2014 ;13 :924-35).

19.8.14

CAT RAPIDE - Paralysies faciales périphériques



Ceci est un essai : une conduite à tenir rapide devant des problèmes de neuro courant qui vous donnent la théorie et la pratique argumentée. Ça n'a pas été facile de décider quelle était le niveau de détail nécessaire ni la forme la plus adaptée (texte, tableau, graphique... ) - je vous laisse lire et comenter pour améliorer le concept.


17.8.14

système nerveux autonome III - des larmes et du wasabi


Après avoir fait la connaissance du syndrome de Claude Bernard Horner, et son anatomie, que certains ont décrite comme, je cite : « quand même très bordelique », il est temps de vous avouer que c’était un des modèles les plus simples. Celui de ce billet et un poil plus complexe, et là, vous avez le droit de penser que la nature a construit tout ça un peu au pif un matin où elle n’avait pas fini de dégriser. Chose étonnante, un des systèmes le plus compliqués est celui qui au fil de l’évolution nous apparaît à nous humains comme relativement accessoire. En fait c’est faux, mais comme il tombe rarement en panne, nous ne nous apercevons plus de son rôle essentiel au quotidien. Ce système n’a pas de nom propre, probablement parce qu’aucun neurologue du XIX éme n’a voulu se lancer dans une description exhaustive, qui en 2014 est toujours incomplète et approximative ! Ça peut paraitre étonnant, mais en 2014, l’anatomie du système nerveux autonome péri nasal est encore floue, ou, comme le disent les anatomistes sur un ton gêné en regardant au loin l’horizon, sujette à une grande variabilité inter individuelle.

8.8.14

La neurologie de la Mode, et du comportement en général

La neurologie de la Mode, et du comportement en général



don't judge a book by its coverscribens


Les neurosciences c’est compliqué. Si vous en voulez une preuve indiscutable, un de mes bouquins de vulgarisation (auprès d’un public de neurologues) qui aborder la réalité scientifique avec une rigueur et une précision équivalente à celle d’une maîtresse de CE expliquant le système solaire, fait quand même 943 pages (pour les masos, c’est NEUROSCIENCES, 4th edition, Sinauer Associates)

Et dans les neurosciences, le plus compliqué, c’est la cognition. J’ai déjà fait plusieurs PowerPoint sur ce sujet (dont, si vous avez bien suivi, le niveau scientifique est comparable à celui du gosse qui après son cours, vient expliquer le système solaire à ses parents avec une cerise et une orange)... et je n’ai jamais trouvé d’analogie permettant de les présenter à des non neuros.

Mais comme tout arrive, une discussion avec @Boutonnologue m’en a donné l’occasion, lors que je donnais mon avis de neuros sur une paire de baskets puma… de chez addidas (ils sont très drôles chez addidas).

En gros, quels mécanismes neuros sous-tendent la “mode”, et concrètement, comment vous vous en servez au quotidien pour cataloguer les gens sans mêmes le vouloir (je n'ai pas dit savoir parce que vous le savez parfaitement mais refusez de vous de l’assumer).