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24.12.15

23.12.15

Nœuds au cerveau




C'est les fêtes, et qui dit Noël et Nouvel An dit déjeuners, goûters, dîners où l'on parle, selon les circonstances, de tout, de rien, ou des deux. Si vous avez un stock d'anecdotes inépuisable sur les aventures de votre chat ou de votre enfant en bas âge… où des deux, ce billet ne vous sera que peu utile. Par contre, si vous ne savez jamais quoi dire, ou quoi répondre à la question : "et toi, avec toutes tes millions d'années d'études tu racontes quoi ?", ou encore, si pendant un de ces repas vous êtes indirectement comparé à un ou une super machin (vous savez ces gens qui savent tout sur tout car ils sont allés partout grâce à leur intelligence, leur beauté et leur spiritualité…), voilà un mini sujet pour vous faire briller en société.

2.12.15

Theory Of Mind


L'air est froid, sec, vif diront certains, et les brins d'herbe se cassent sous le pas pressé de Maryse. Elle va devoir une nouvelle fois faire preuve d'empathie pour négocier avec la direction des achats de l'APHP un nouveau crayon papier. Le dernier n'a tenu que deux ans et elle sait que sa demande est extrêmement extravagante, même venant d'une PUPH. En montant les marches qui mènent au petit local abritant la direction des achats, elle croise Pierre qui vient lui aussi faire une demande de renouvellement de matériel : son tampon encreur l'a lâché après vingt ans de bons et loyaux services. Ils se saluent à peine, chacun étant plongé dans ses arguments, contre arguments et stratégies pour convaincre le préposé au non (son job est de toujours tout refuser, en particulier si la demande est justifiée et urgente). Pendant que le préposé leur fait prendre un ticket et leur demande d'attendre leur tour, tous deux s'installent sur un petit banc. Ils sont seuls à attendre. Le panneau indique que le numéro 4 est appelé. Avec un bref coup d'œil à Maryse voit qu'elle a le numéro 2156 et Pierre le 2157. Le préposé ne faisant défiler les numéros qu'à raison d'un toutes les cinq minutes, Maryse se rend compte que l'attente va être longue. Elle va devoir engager la conversation avec Pierre, ce qui, l'expérience aidant, est la certitude pour elle d'avoir une migraine carabinée dans les deux heures.

20.11.15

Quand le placebo est supérieur au placebo



Dans un précédent billet http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2013/12/les-stats-simples-pour-comprendre-ce.html j'ai tenté d'expliquer comment on peut, selon la façon dont on vous présente les résultats d'études, vous faire croire, sans vous mentir, qu'un produit est extraordinairement efficace alors qu'au mieux il a un vague et anecdotique effet positif à peine perceptible. Et je vous ai conseillé de vous fier à l'amélioration du risque absolu (ou du NNT pour plus de clarté) plutôt qu'au risque relatif.

Je vous propose dans ce nouveau billet d'essayer de comprendre pourquoi on ne doit pas comparer des résultats d'efficacité de molécules différentes si cette comparaison ne s'est pas faite dans le même essai thérapeutique et, en bonus, de regarder comment et pourquoi l'efficacité d'une même molécule peut varier dans le temps (et en bonus de bonus, de voir une des erreur d'analyse les plus fréquente qui plombe même le très respectable journal d'opinion "ne pas prescrire").

1.11.15

1872 - Médecine, Opium et Guerre en Chine


1873, société savante de pharmacie, Paris. Stanislas Martin, pharmacien parisien auteur de plusieurs études sur les toxiques, d'un livre (Pharmacie du père de famille et conseils de médecine pratique, et inventeur d'une gelée d'huile de foie de morue au goût agréable (1), s'adresse à l'assistance pour leur parler de la Chine. Pour comprendre pourquoi Stanislas Martin parle de la Chine, commençons par une (très) longue parenthèse. Début de la parenthèse : si Stanislas Martin en sait autant sur la Chine , c'est parce qu'aux environs de 1820 un médecin français ayant cherché (et échoué) à faire fortune au Mexique , se marie avec une chinoise vivant à San Francisco. Le couple a un enfant et s'installe à Canton quelques années plus tard. Le garçon, prénommé Eusèbe, veut devenir lettré. Lettré en chine à cette époque est un titre et un statut permettant d'une part d'avoir le droit de devenir mandarin, et d'autre part de porter un épithète adjoint à nom de famille ainsi qu'une coiffure spécifique. Vous verrez plus tard le lien entre ce franco-chinois et Martin, mais ce lien permet (à Martin) d'en apprendre beaucoup sur la chine de l'époque. Il publie une partie de ce savoir dans un court document (2) que je vais vous résumer.

note importante, cet article a été publié sur un blog spécifiquement dédié aux histoires de la médecine, pour le consulter, vous devrez suivre ce lien :

30.10.15

Le rouge est bleu comme une orange



Où l'on parle de la cognition de la perception.

14.10.15

Bilan de démence


L'idée de ce type de billets est de vous donner le bilan minimal et nécessaire à faire dans certaines situations cliniques (ça c'est facile, n'importe quel bouquin ou site internet le fait), de vous hiérarchiser et de vous expliquer pourquoi il faut faire (ou non) ces examens….Je sens un léger doute s'installer en vous en tentant de comprendre ce que cela a de si original. Je vais vous donner un exemple : monsieur X dit qu'il a mal à la tête. Vous lui demandez de préciser, et monsieur X dans un effort surhumain vous explique que c'est un peu, quoi que pas tout à fait, comme un mal de tête. Vous voilà bien embêté. Faut-il faire une comme si vous n'aviez rien entendu ? Faut-il prévoir d'emblée une biopsie cérébrale en neurochirurgie ? Faut-il prescrire un ionogramme pour gagner du temps ? Faut-il interroger les viscères d'un poulet ? Et si oui, quel est le niveau de preuve de la gallinacéologie ?

Si les choses sont plus claires, attaquons le : diagnostic et bilan d'une démence de novo.

22.9.15

Cytochrome p450 I : on comprend vite mais il faut le lire lentement




Voici un premiere billet d'une série sur les cytochromes en médecine. L'idée de cette série c'est de démystifier ce cytochrome p450 dont on on parle souvent sans très bien (et en ce qui me concerne, pas du tout), comprendre ce que c'est à part compliquer les prescriptions médicamenteuses.

Ce billet présuppose que vous savez déjà que le cytochrome p450 et un co-enzyme que l'on nomme cytochrome, car il appartient à un type particulier de molécules qui changent de couleur selon leur état d'oxydation et qu'on le qualifie de p450 en raison de ses propriétés en spectroscopie. Si tout cela vous échappe complètement, et bien que cela ne soit pas indispensable pour la suite, je vous conseille la lecture du billet consacré à l'histoire des cytochromes sur le blog etunpeudhisoire.blogspot.fr (que vous trouverez ici : http://etunpeudhistoire.blogspot.fr/2015/09/1844-1952-la-decouverte-des-cytochromes.html)


Si vous êtes prêt (et à jour), vous pouvez soit lire tout ce billet si vous avez le temps, soit passer directement à la partie II pour les informations essentielles.


18.9.15

1844 - 1952 La découverte des cytochromes


Les cytochromes sont de l'anti-herbe à chat pour médecins. Organisez une réunion dans laquelle vous placez ce mot dans le titre et vous avez la certitude que tout ce qui d'une façon ou d'une autre a un diplôme médical décline l'invitation en invoquant l'impérieuse nécessité de vérifier le taux d'hygrométrie de son frigo. Ne mentionnez pas ce mot dans le titre mais prononcez le au cours de la réunion, et instantanément, les médecins s'effondreront, parfois avec des traumatismes faciaux graves, dans un coma Glasgow 3 (pour la bonne et simple raison que le score de 0 n'est pas possible). Bref, c'est le repoussoir ultime, le truc que pas un médecin ne voudrait prendre à ceux qui sont supposés maitriser le sujet : les pharmaciens. Sachant que l'effet est également valable à l'écrit, je ne doute pas qu'à partir de maintenant, je suis le seul diplômé de médecine encore présent virtuellement devant ce texte, les autres ayant fermé leur navigateur et blacklisté mon blog. Alors pour ceux qui restent, vous allez voir que c'est assez intéressant, même s'il faut s'accrocher un peu par moments. Dernier détail, n'ayant aucune compétence en pharmacologie, soyez indulgents, si vous repérez une erreur faites le moi savoir sans me jeter des pierres. Je vous propose ici l'histoire de leur découverte.

note importante, cet article a été publié sur un blog spécifiquement dédié aux histoires de la médecine, pour le consulter, vous devrez suivre ce lien :

8.9.15

P.R.E.S.



Depuis toujours en médecine il y a des effets de mode. C'est pratique les effets de mode parce que ça permet de ressortir des vieux trucs oubliés au fond d'un placard pour susciter la convoitise des plus jeunes. Le P.R.E.S. (posterior reversible encephalopathy syndrome) c'est pareil. C'est un vieux truc à moitié oublié dont seuls quelques gyneco-obstétriciens se souvenaient sous sa forme des crise d'éclampsie (***) et qui revient sur le devant de la scène pour (presque) faire la une de l'équivalent scientifique et neurologique de ELLE : le Lancet Neurology volume 14 de septembre 2015 page 914.

7.9.15

1872 - L'eau antalgique


Pour les adeptes de l'homéopathie qui n'en supportent pas les effets secondaires ou qui sont diabétiques, ou encore pour ceux qui se demandent si la particule princeps noyée dans l'eau est bio et qui n'ont pas de réponse, et qui du coup angoissent, sachez qu'en 1872, Constantin Paul avait une solution scientifique. Pour les douleurs en tout cas.

note importante, cet article a été publié sur un blog spécifiquement dédié aux histoires de la médecine, pour le consulter, vous devrez suivre ce lien :

6.9.15

1873 - Les taches de sang, technologies futuristes et spectroscopie


16 août 1873 - Paris - 6 rue des écoles. L'éditeur et rédacteur en chef de la revue du progrès médical, Bourneville reçoit un extrait d'un rapport d'experts pharmaciens, biologistes et criminologues qui sera publié dans le moniteur de pharmacie, toute nouvelle revue de spécialité. Selon ces experts (Mialhe, Mayet, Lefort, Cornil) il est possible avec, les dernières avancées de la science, de dire si une tache rouge prélevée sur un échantillon est du sang. Cette démarche n'est pas facile et nécessite non seulement des connaissances en chimie et en microscopie mais également la maîtrise d'une technologie allemande associée à des découvertes sur la lumière : LA SPECTROSCOPIE !

note importante, cet article a été publié sur un blog spécifiquement dédié aux histoires de la médecine, pour le consulter, vous devrez suivre ce lien :

1873 - L'oxygénothérapie


L'oxygène, en dehors du fait qu'il est présent à hauteur de 20% dans l'air ambiant, a une deuxième caractéristique inconnue du grand public : il sort spontanément sans aucune intervention humaine de petits orifices astucieusement placés par mère nature au dessus des têtes de lits des patients hospitalisés. Tout médecin sait qu'il existe des sources magiques dans les murs, et que les gaziers, en raison de leurs nombreuses années d'études, sont capables de générer des sources magiques portables. En fait certains spécialistes pensent que cet oxygène vient de quelque part, et plus particulièrement de grosses réserves situées dans les sous-sols des hôpitaux, mais comme aucun médecin n'y a jamais mis les pieds, cela semble être une légende urbaine.

Cependant, en 1873, il était impossible de passer à côté des machines permettant la synthèse et inhalation de l'O2 (il état par contre tout à fait possible de passer à coté de l’intérêt que ce gaz pouvait avoir en médecine comme vous allez le voir).

note importante, cet article a été publié sur un blog spécifiquement dédié aux histoires de la médecine, pour le consulter, vous devrez suivre ce lien :

28.8.15

cas clinique 032014 - à propos d'une toux



Petit cas clinique trouvé dans un vieux dossier. Comme d'habitude vous avez toutes les infos disponibles dans le dossier, il ne reste plus qu'à trouver les réponses -

19.8.15

Confusion et démence



Deux entités qui tout le monde confond à tort.


12.8.15

Dyskinésies, dystonies, chorées, ballisme d’apparition brutales



Où l'on parle de es mouvements anormaux par excès qui sont rares, très faciles à diagnostiquer et à traiter si vos souvenirs de clinique neurologique sont bons et votre interrogatoire correcte.

10.8.15

Catatonies malignes



Les catatonies malignes en urgence neurologique

7.8.15

Céphalées liées aux activités sexuelles.




Ce sont des céphalées qui touchent hommes et femmes, avant, pendant, ou juste après une activité sexuelle. Motif fréquent de consultation, les rares statistiques disponibles estiment que ce phénomène peut toucher 4% des hommes et 1% des femmes entre 25 et 64 ans. Ces statistiques n'incluent pas les céphalées sexuelles secondaires, c’est-à-dire concomitante à la prise d'une drogue récréative ou d'un traitement. On associe également à cet ensemble les céphalées calmées par l'activité sexuelle mais c'est un motif de consultation…rare. Point de vocabulaire, on parle d'activité et non pas de rapport car l'activité commence à un alors que le rapport nécessite d'être au moins deux.


6.8.15

Syndrome malin des neuroleptiques




syndrome malin des neuroleptiques en urgence neurologique.


5.8.15

Les akinésies aiguës dans la maladie de Parkinson



Akinésie aiguës en urgence neurologique chez le patient Parkinsonien.

4.8.15

Les traitements antiépileptiques en tableaux




Si vous êtes arrivé sur cet article, c'est que vous avez suivi ce lien http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2014/02/les-traitements-anti-epileptiques.html
(normalement), sinon, et bien toutes mes félicitions, voici êtes tombé sur un résumé de tout ce que vous devez savoir pour survivre face à un traitement antiépileptique.

Les traitements anti épileptiques

- VERSION FEVRIER 2017 -
Pour un accès direct aux tableaux résumant l'essentiel, voir ici : http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2016/10/les-traitements-antiepileptiques-en.html



d’abord un café…

Pas la peine de se mentir, les traitements antiépileptiques, personne ne sait par quel bout les prendre. Tout le monde en connaît quelques-uns, tout le monde sait vaguement, qu’ils sont compliqués à instaurer, compliqués à arrêter, qu’ils interagissent avec tout et n'importe quoi, et surtout, personne ne comprend vraiment les différences qui existent entre eux. Le résultat est que tout le monde en connaît un ou deux pas trop complexes à prescrire (en général, le KEPPRA ou la DEPAKINE) et les colle partout en attendant que le neurologue fasse le tri.

L’idée de ce doc est de vous simplifier tout ça. Mais pour que ce soit plus simple, va falloir être un peu attentifs.



29.7.15

Les douleurs sympathiques



Il arrive souvent qu'en discutant des symptômes de certains patients, ou même des symptômes qu'on peut avoir soi-même pour quelque pathologie que ce soit, on se dise : c'est impossible.
Il est impossible qu'une infection urinaire (sans germes) se manifeste par des douleurs de l’hypocondre droit sensible à la pression (même en étant très très très mal formé), il est impossible d'avoir une douleur pulsatile péri-ombilicale et sus épineuse synchrones dans les deux régions, il est impossible, d'avoir une toux qui provoque un acouphène et une diarrhée, et je vous parle même pas de la fameuse douleur musculaire qui part de l'oreille, pour finir dans le gros orteil, en passant par le périnée…
Tout ça est impossible parce que ça ne correspond à aucune logique anatomique, aucune proprioception, aucun territoire neurologique central ou périphérique, aucune pathologie vasculaire, aucune… Bref vous avez compris l'idée : ça n'existe pas parce qu'on ne nous a jamais appris ça.
Une preuve supplémentaire de l'absence totale d'organicité de ces troubles est que les personnes qui en souffrent sont plus souvent que les autres considérée péjorativement comme "sensibles", "émotives", "somatoformes", "plaintives chroniques" ou "hystériques".
Enfin, dernier argument massue en faveur du côté psy de ces troubles, c'est que les thérapies dites douces marchent bien. Et d'ailleurs plus on est proche de la papouillothérapie, plus ça à l'air de marcher.
Sauf que ces symptômes sont suffisamment fréquents pour que tout le monde les aient expérimentés chez des patients ou sur lui-même, et, qu'a moins de vous définir vous-même comme psy, il doit bien y avoir un truc.
Ce billet a pour objectif de vous monter qu'une partie au moins de ces symptômes complexes correspond à des formes de dysautonomies, que certains peuvent être partiellement systématisés, et que surtout, si on ne comprend pas ces troubles, c’est parce qu’on ne comprend pas très bien comme fonctionne ce troisième système nerveux dont je vous parle dans cette série de billets débutée avec la vie fascinante des méduses.

28.7.15

hors-série : trucs pour choisir sa ville d'internat.



A la demande expresse de @PyjamaVert et en l’absence de deux consultations, voici mon humble avis sur la liste d’infos à obtenir quand on ne sait pas quelle ville choisir après l’ECN.

Petit rappel du contexte : vous êtes interne (bravo !). C’est mérité car vous avez abandonné le monde des gens normaux qui ne font rien à la plage en bermuda 24h/24 pour vous enfermer dans une grotte sans lumière, chauffage ni eau courante, hypnotisé par l’écran d’un ordinateur ou par vos cours (que vous lisez donc dans le noir car vous êtes surhumain). Vous avez donc appris plein de trucs et maintenant vous vous demandez où vous allez pouvoir mettre en pratique cette masse de choses utiles.

27.7.15

Neuro Urologie I



Commençons par un aveu : je ne comprends rien à le neuro urologie. C'est comme si dès que ce sujet est abordé en cours, en réunion, en congrès, mon cerveau se mettait en veille. Je suis certains qu'il s'agit d'un mécanisme de protection archaïque : mon cerveau modifie ma perception de la réalité pour m'éviter des dommages graves potentiellement irréversibles. Le problème est que les patients eux s'en plaignent, et que l'esquive qui consiste à leur dire d’aller voir un urologue (vous savez, la spécialité qui prouve qu'à deux lettres près on peut passer à côté du truc le plus intéressant de l'univers connu), cette esquive, est frustrante. Alors aujourd'hui je me lance et je vous fais un billet pour comprendre le lien entre neurologie (génial, infini, pur) et uro (nul, zéro, sale).

23.6.15

Syndrome sérotoninergique



Syndromes sérotoninérgiques en urgence neurologique

18.6.15

Apathie


Tout sur ce quelque chose qui n'est pas de la dépression.

12.6.15

épilepsie et permis de conduire



"L'épilepsie et le permis" de conduire est, pour faire simple, un sujet que tout médecin est supposé connaître, et qu'en pratique même les neurologues ne maîtrisent pas bien s'ils ne font de l'épileptologie.

18.5.15

Les temps et le cerveau




Aujourd'hui est un jour entre deux, un non temps, et c'est la troisième fois ce mois de mai 2015. Le moment est donc idéal pour causer du TEMPS en neurologie.

Je vais tenter de vous décrire brièvement la façon dont on (pronom neutre qui n'inclut pas le narrateur) pense que le cerveau se débrouille pour percevoir le temps qui passe.

14.4.15

cas clinique 02 2014



Une histoire sans paroles.

11.4.15

Aide mémoire première consultation après un AVC



Dans la série des guides en tout genres, voici un document recto verso qui est un mélange entre une fiche pratique, des recommandations savantes et tout un tas d'autres sources pour en faire une sorte de fiche utilisable facilement. FACILEMENT parce qu'au premier abord la quantité de texte peut impressionner, mais il n'y a pas tout à lire dans son usage courant. Comme d'habitude n'hésitez pas à corriger, compléter ou poser des questions.

et pour une fois, voici une version PDF https://drive.google.com/file/d/0B49_alViJazmX0JKSlJSTFVXSUE/view?usp=sharing

13.3.15

Céphalées dites d'Arnold et autres nevralgies cervicogéniques



Si j’étais taquin, je commencerais ce billet par la fin, en disant que les névralgies d’Arnold sont des sciatiques de la tête qui doivent se traiter comme telles. En même temps, en écrivant cela je sens confusément que ça ne va pas vous suffire et que vous êtes avides de trucs compliqués, de termes inconnus, d’anatomie étrange et de solutio..non je plaisante, on est en neuro quand même.

20.2.15

traitements des douleurs neuropathiques



La douleur neuropathique c’est compliqué. C’est compliqué parce que le terme est vague, c’est compliqué parce que la perception de la douleur est différente selon les individus, et pour un même individu selon son état cognitif et émotionnel, et c’est compliqué parce que ça ne se voit pas et se mesure au doigt mouillé. C’est si compliqué que bien que ce soit une composante du système nerveux, on confie ça aux algologues.

Alors pour faire moins compliqué, disséquons-ça en petit morceaux facilement ingérables.

Je vous propose de faire un petit tour de : « qu’est-ce qu’une douleur neuropathique quand on n’a pas quatre ans devant soi pour comprendre », puis de voir ce qui existe comme traitements, de discuter du niveau de preuve de chacun, et de terminer par une conduite à tenir thérapeutique rapide.



30.1.15

Tâche aveugle.



Trois cas, trois histoires, une expérimentation et pas beaucoup de persuasion.

21.1.15

fiche therapeutique DABIGATRAN




Comme tous les services hospitaliers de France de l'univers, deux ou trois fois par an les gens se disent que ce qui nous manque vraiment , c'est des fiches pour.... ça n'a aucune importance, il faut des FICHES, pleins, plus, partout.

Notre dernière crise de fichophilie date de la fin de l'année dernière. Et comme cette fois-ci c'est tombé sur moi, je me suis tapé la rédaction d'une fiche à l'usage des prescripteurs sur le DABIGATRAN. Pourquoi lui ? Parce que son utilisation fait débat entre ceux qui parmi nous le classent quelque part entre la fraise tralala et les dragimus, et ceux, qui le manient en tenue NRBC.


16.1.15

cas clinique 012014 - mais quand on sait pas on sait.




Les trucs rares ne sont rares que si on ne les cherche pas… le piège étant d’en voir partout par la suite de peur d’un rater un… la solution étant de savoir que ça existe et se donner les moyens de savoir de les reconnaître.

Après cette phrase qu’un chancelier d’un empire galactique imaginaire sachant manier le sabre laser aurait pu dire devant un sénat médusé, je vais essayer d’être plus clair avec un cas clinique un peu commenté.

15.1.15

CAT rapide : syndrome des jambes sans repos (SJSR)



Le nom à lui seul semble tout droit sorti d’une version médicale de Walking Dead. Le syndrome des jambes sans repos a pour lui un intitulé qui fait travailler l’imagination : est-ce que ça provoque des pulsions de marathonien ? Va-t-on s’arrêter à temps face à un mur qui approche ? Si ça touche les mains est-ce que ça compte ? Investir dans une roue de hamster à taille humaine reliée à une dynamo pour avoir de l’électricité gratuite, est-ce une option à envisager sérieusement pour ne pas être totalement perdant ? 

Pour ne pas répondre à toutes ces questions, voici quelques trucs à savoir.




3.1.15

IRM III Diffusion Flair ADC et des trucs rigolos.



Je vous propose ci-dessous la suite de l’exploration des images IRM pour les non radiologues avec pour seul but de vous familiariser avec des termes ésotériques que vous pouvez voir dans les comptes rendus, en vous demandant pourquoi le radiologue vous parle mal. 

On va voir le FLAIR, la diffusion, la cartographie de restriction ADC, le tenseur de diffusion et de la tractographie. Prenez un coca, il vous faudra au moins ça.